Croisière maudite, de Preston-Child

Publié le par Fanny

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Croisiere-maudite.jpgPrésentation éditeur : Depuis qu'Aloysius Pendergast, du FBI, et Constance Greene ont embarqué sur le Britannia pour retrouver un coffre volé dans un monastère, les phénomènes mystérieux se multiplient, semant la panique à bord du luxueux paquebot de croisière. Quelqu'un aurait-il soulevé le couvercle du coffre contenant l'Agozyen, libérant la puissance maléfique que l'on prête à cette relique tibétaine ? Jamais l'inspecteur n'a été confronté à un tel ennemi. La lutte qui s'engage semble inégale. À moins que le secret détenu par Constance ne leur permette d'éviter la catastrophe...

 

Aloysius Pendergast, inspecteur du FBI aux méthodes quelque peu iconoclastes, est le héros d’une série de romans du duo d’écrivains Douglas Preston – Lincoln Child. Décrit comme un grand blond sec aux allures de croque-mort, c’est un personnage bien mystérieux, au style un peu suranné, très riche, très cultivé et touche à tout.  Au fil des romans, il résout nombre d’énigmes (souvent des enquêtes policières aux ramifications scientifiques, archéologiques, mystiques, voire touchant au fantastique) sous l’œil souvent épaté de toute la galerie de personnages gravitant autour de lui.


Dans Croisière maudite, il embarque  avec sa pupille, Constance Greene, pour la traversée inaugurale du Britannia, un paquebot transatlantique pouvant accueillir plus de 4000 personnes. En effet le voleur d’un étrange artefact tibétain aux pouvoirs supposés dévastateurs, l’Agozyen, s’y serait réfugié. Il a déjà tué pour cette relique et nul doute qu’il n’hésitera pas à frapper de nouveau…

 

Ce roman, le 8ème de la série Pendergast (j’ai lu tous les précédents, même si je n’ai pas commencé la série dans l’ordre) n’est pour moi pas le meilleur, même s’il permet de faire encore un peu plus connaissance avec Constance.

Le début était pourtant prometteur : après une introduction aux confins de l’Himalaya, on embarque pour cette croisière qui dans un premier temps, s’annonce pour avoir des allures de romans d’Agatha Christie, tant la présentation des convives réunis autour de la table d’honneur le premier soir semble s’en inspirer.


Hélas, j’ai trouvé que cet aspect « roman à énigme » s’estompe vite, et que le récit souffre d’un éparpillement un peu trop prononcé : meurtres s’enchainant presque un peu au hasard, présence d’une étrange fumée qui n’est pas sans rappeler l’un des mystères de la série Lost, suicide assez violent d’une employée du Britannia, tensions au sein du commandement du paquebot… Et au milieu de tous ces événements, Pendergast trouve le temps de faire une démonstration de ses talents de joueur de Blackjack !


En fait, je me suis même un peu ennuyée durant la dernière partie du roman, malgré les événements qui se précipitent.

Cela dit, un Preston-Child, même moyen, demeure toujours un livre assez plaisant à lire, et mieux vaut prendre la série dans l’ordre pour comprendre l’évolution des personnages… Deux romans sont d’ailleurs déjà sortis en France depuis celui-là, et si le premier, Valse macabre, est encore plutôt moyen d’après les différents avis lus sur le net, il parait que le dernier en date, Fièvre mutante, est lui absolument palpitant !

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