Fog, de Seiter et Bonin

Publié le par Fanny

Elémentaire mon cher Molton !


fog.jpgPrésentation éditeur : Ombres et brouillard dans l’Angleterre victorienne. Au coeur du Londres des années 1870, alors que la bonne société britannique se passionne pour les spirites et le paranormal, la série met en scène une suite de crimes et d’enquêtes, à la frontière de l’occulte.

Dans un style impeccable restituant parfaitement les ambiances délétères de la capitale anglaise au XIXe siècle, Fog réinterprète, à la lumière du surnaturel, les arcanes classiques de l’investigation policière. Menée de main de maître avec une rare puissance d’évocation, une déclinaison moderne et extrêmement séduisante de la tradition du suspense « à l’anglaise ».


Dans le Londres de la fin du XIXè siècle, une série de meurtres étranges, supposés commis par des hommes vêtus comme des vikings, abandonnant des pièces d’or à côté de leur victime, se poursuit. Or justement, un archéologue a récemment mis à jour un tumulus dans les Shetlands…

Peut-on voir un lien entre ces deux événements ? En tout cas c’est une possibilité qu’envisagent Rupert Graves, exerçant à la fois comme écrivain et comme journaliste au Times, et Mary Launceston, la fille de l’archéologue suscité, jeune femme cultivée au caractère très indépendant. Et cela marquera pour eux le début d’une série d’enquêtes aux frontières du fantastique, plus ou moins en collaboration avec Scotland Yard, tout du moins avec leur ami l’inspecteur Andrew Molton…


Cette série de BD comporte actuellement 8 tomes, divisés en 4 dyptiques traitant chacun une histoire indépendante. Ainsi, le résumé ci-dessus ne reprend la première enquête, donc les deux premiers tomes.

Pour les amateurs de romans policiers, le suspense est bien présent, Les intrigues tiennent la route, et ne souffrent pas d’un phénomène de répétition, qui aurait pu se produire au bout de 4 histoires différentes. Les récits touchent à chaque fois au fantastique, sans que l’on ne sache à l’avance si les éléments vont trouver une explication rationnelle ou si l’on versera complètement dans le paranormal. Il faut dire que l’ère victorienne, avec ses sociétés secrètes, ses séances de spiritisme remises au goût du jour, son célèbre serial killer (Jack l’éventreur pour ceux qui ne suivraient pas), etc. semble particulièrement propice à l’instauration de cette ambiance angoissante, aux frontières du surnaturel !

 

Par contre il m’a fallu du temps pour me faire au dessin, notamment celui des être humains, que je trouvais peu engageant de prime abord. Je sais que cela peut constituer une limite pour pas mal de personnes, d’autant que les couleurs sont assez froides (mais immergent bien dans l’ambiance embrumée de Londres cela dit…)

 

Mais j’incite toutes les personnes qui se sentiraient attirées par ces enquêtes à s’y plonger tout de même, ces BD en valent vraiment le coup à mon avis. D’ailleurs j’ai fini par apprécier le travail de Cyril Bonin (le dessinateur), j’ai été contente de pouvoir retrouver son style dans d’autres œuvres, et d’avoir même pu obtenir une jolie dédicace sur l’un de ses albums !

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