Glacé, de Bernard Minier

Publié le par Fanny

Un thriller qui fait froid dans le dos ?

 

glace.jpgPrésentation éditeur : Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?
Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !
Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. Primé à l’issue de plusieurs concours de nouvelles, il publie avec Glacé son premier roman.

 

A priori, rien ne disposait la police et la gendarmerie à enquêter sur la mort d’un cheval, aussi étranges qu’en soient les circonstances. Mais l’affaire prend une toute autre dimension lorsque l’on sait que l’étalon appartenait à un riche et important homme d’affaire de la région : comment expliquer les motivations d’un tel acte ?

 

Le mystère se creuse encore plus lorsque les enquêteurs trouvent un lien avec un pensionnaire d’un centre psychiatrique hébergeant de dangereux criminels…

 

Le commandant de police Servaz va mener l’enquête avec la gendarme Ziegler, mais pour cela, il faudra remonter dans le passé…

 

J’ai souvent vu ce roman de Minier comparé aux Rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé, et il faut avouer que le parallèle n’est pas dénué de fondement : style qui embarque le lecteur assez vite dans l’histoire, ambiance de haute montagne (les Pyrénées ici, les Alpes chez Grangé), explications à aller chercher dans le passé…

 

La relation entre Diane, la nouvelle psychologue du centre de détention, et Julian Hirtmann, tueur en série « résident » de ce centre, m’a par ailleurs rappelée le couple Clarice Starling/Hannibal Lecter du Silence des Agneaux de Thomas Harris (en moins développé cependant).

 

Bref pour un premier thriller, il faut avouer que Minier s’en sort relativement bien.

 

Quelques éléments m’ont néanmoins gênée, à commencer par mon manque d’empathie pour les personnages principaux. Ainsi, le côté un peu réac’ de Servaz face aux nouvelles technologies m’a assez vite énervée (notamment le discours « les jeux vidéos conduisent à des comportements violents chez les jeunes », à chaque fois j’ai envie de répliquer qu’il y a pour les parents des limites d’âge à faire respecter tout de même), et j’ai trouvé  le personnage de Diane assez horripilant… J’ai largement plus adhéré à Espérandieu et Ziegler.

 

Comme souvent dans ce type de romans, la dernière partie du récit, assez orientée action, m’a parue un peu longuette.

 

Enfin, et là c’est vraiment un détail de pure forme (et pour le coup, on peut me reprocher de chipoter mais tant pis) : l’emploi systématique de l’italique pour mettre en emphase les rebondissements du récit avait tendance à produire l’effet un peu inverse sur moi, puisque cela me déconnectait du cours de l’histoire… Du coup cela contribuait à casser le rythme de ma lecture.

 

J’ai lu ce roman, qui ne m’avait pas particulièrement attirée de prime abord, car il est nominé au titre du prix découverte sur Polars pourpres. Pour moi, bien qu’ayant lu ce thriller quasi d’une traite (merci les longs voyages en voiture) et l’ayant trouvé assez bon, il n’est cependant pas au niveau des deux autres titres proposés dans la sélection, à savoir Druide d’Olivier Peru et Les Ronds dans l’eau d’Hervé Commère.

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