Jeu de plateau : Les Demeures de l'épouvante

Publié le par Fanny

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les-demeures-de-l-epouvante.jpegPrésentation éditeur : Des monstres horribles et des spectres rôdent dans les manoirs, les cryptes, les écoles, les monastères et les bâtiments en ruines aux alentours d’Arkham dans le Massachusetts. Certains trament de sombres conspirations tandis que d’autres attendent de malheureuses victimes pour les dévorer ou les faire plonger dans la folie. C’est une poignée de courageux investigateurs qui va explorer ces lieux maudits et découvrir la vérité sur ces cauchemars vivants. « Les Demeures de l’Épouvante » est un jeu macabre d’horreur, de folie, et de mystère. Chaque partie se déroule dans le cadre d’une histoire fournissant aux joueurs un plateau unique et plusieurs combinaisons d’intrigue. Ces intrigues affectent les monstres que les investigateurs peuvent rencontrer, les indices à découvrir, jusqu’au dénouement final. Un joueur prend le rôle du gardien, qui contrôle les monstres et les autres puissances néfastes. Les autres joueurs sont des investigateurs, cherchant à résoudre le mystère tout en luttant pour survivre et à ne pas devenir fou.

 

 

Les Demeures de l’épouvante est un jeu de plateau se déroulant dans l’univers lovecraftien du Mythe de Cthulhu. La boîte est relativement chère (80 €), mais contient beaucoup de matériel : tuiles de salle, tuiles pour puzzles, pions en tous genres, cartes, figurines de monstres et d’explorateurs.

 

Une partie se déroule à 5 joueurs maximum : le gardien (le « méchant » de l’histoire), et 4 investigateurs. Elle dure environ 3h.

 

Les investigateurs, suite à une introduction scénarisée, partent en exploration d’une maison hantée, afin de résoudre un objectif dont ils ignorent alors les tenants et les aboutissants. Ils peuvent faire chacun deux mouvements (leur permettant de se déplacer d’une case) et une action par tour afin de fouiller les pièces pour y trouver des équipements (armes, clés, livres pour apprendre des sorts, etc.) ou les indices nécessaires pour découvrir ce qui se trame et tâcher de résoudre le scénario, tenter d’ouvrir des portes parfois bloquées par des cadenas ou des serrures à énigmes, mais aussi combattre contre des cultistes, maniaques, mi-go et autres horribles monstres…

Face à eux, le gardien est là pour leur compliquer la tâche, et si possible les faire échouer (et mourir dans d’atroces souffrances bien sûr). Grâce à des points de menace, il peut faire apparaître et contrôler les monstres et séides, forcer les joueurs à effectuer certaines actions, handicaper les investigateurs par des cartes « mythe » ou des traumatismes liés à leurs blessures ou à leur perte de santé mentale…

Le jeu est rythmé par des cartes événements se résolvant au bout d’un certain nombre de tours (variant selon les parties), la résolution du dernier événement marquant la fin du jeu, si rien n’est venu la déclencher autrement. Elle peut être au profit des investigateurs, du gardien, voire faire perdre tous les joueurs.

 

J’ai joué ma première partie le week-end dernier, en tant que gardienne, face à 4 investigateurs. J’ai choisi le premier scénario, « La chute de la maison Lynch ». Forcément n’ayant jamais testé, je n’étais pas encore totalement au fait de toutes les règles, et cela s’est ressenti sur le jeu (recours régulier au livret de règles, oubli de points de détails…)

Cela dit, je pense que c’est un jeu qui a un bon potentiel, même si ce premier scénar, un peu rapide, n’est sans doute pas le plus intéressant.

Pour les connaisseurs, ces Demeures sont au carrefour de Descent (les pions de menace du gardien, l’apparition de monstres), d’Horreur à Arkham (le thème, les personnages que l’on retrouve dans les deux jeux) et de Betrayal at the house on the hill (la maison hantée à explorer).

 

Les énigmes à résoudre offrent en particulier une originalité dans ce type de jeux, même si bien sûr il faut aimer les puzzles ou les liaisons à relier entre elles (fans du Professeur Layton ou du piratage de Bioshock, cela devrait vous plaire !)

 

En ce qui concerne le combat, les joueurs comprennent vite la nécessité d’être bien équipés ou d’attaquer un monstre à plusieurs, s’ils veulent avoir une chance de vite s’en débarrasser… Un joueur seul ayant un monstre sur le dos peut à force ressentir une certaine lassitude car ses possibilités d’action s’en trouvent limitées.

 

Le jeu pêche par contre sur deux points : alors que le gardien fait des choix scénaristiques particuliers à la mise en place, rien sur le plateau ne permet de comprendre l’histoire établie. En somme, pour que celle-ci puisse être réellement prise en compte, le gardien doit pouvoir la préparer en amont, et faire un véritable travail de meneur de jeu en cours de partie, pas facile si on choisit de faire une partie de ce jeu en dernière minute par exemple !

Par ailleurs, le nombre de scénarios est limité dans la boîte de base (il y en a 5, même s’ils comprennent chacun plusieurs objectifs possibles). La durée de vie du jeu, pour des joueurs passionnés, peut vite s’atteindre, même si la modularité du plateau devrait permettre d’en créer de nouveaux. En espérant que les extensions scénaristiques ne coûtent pas une fortune…

 

 Pour plus d’informations sur le jeu et pour voir à quoi ressemble le matériel, voir le site de l’éditeur.

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Nalesk 09/09/2011 17:57


C'est juste un a priori de ma part


Nalesk 01/09/2011 22:43


Donc en fait, c'est pour jouer au croisement de DD et Call of Chtulhu...

Horreur à Arkham me tente ouachement plus.


Fanny 01/09/2011 22:46



J'ai tendance à préférer celui-là car le pur coopératif est très loin d'être ma tasse de thé, même si je ne dis pas non à une partie d'Horreur à Arkham de temps en temps...