L'Arbre à bouteilles, de Joe R. Lansdale

Publié le par Fanny

(Littéralement) Des squelettes dans le placard...

 

arbre-bouteilles.jpgPrésentation éditeur : Hériter de cent mille dollars et d'une petite bicoque dans un quartier délabré n'est pas si mal et l'oncle Chester a fait un beau cadeau à son neveu Leonard... Même s'il faut tout nettoyer, que le plancher est pourri et que les voisins sont ce que l'on pourrait craindre de pire. Même si retaper une maison pour la vendre et abattre des murs, c'est prendre le risque de découvrir des squelettes cachés...


Hap, blanc hétéro, et Leonard, noir homo, sont amis, malgré leurs différences, de ces amis qui aiment à se vanner à longueur de temps mais qui feraient tout l’un pour l’autre.

Le jour où Chester, l’oncle de Leonard, qui avait pourtant rejeté ce dernier suite à la révélation de son homosexualité, meurt, Leonard se retrouve l’héritier des centaines de bons de réduction que Chester collectionnait, mais surtout de 100 000 dollars et de la maison de son oncle, bicoque en bien triste état, située dans le quartier noir d’une ville texane. La succession est gérée par Florida, une charmante avocate qui ne laisse pas Hap indifférent…


Nos deux compères vont décider de retaper ensemble la maison, s’y installant ensemble progressivement. La découverte d’un squelette enfantin sous le plancher de la maison viendra compliquer les choses et lancera les deux hommes sur la piste d’une série de meurtres, comme s’ils n’avaient pas assez à gérer avec la crackhouse du voisinage…


Je découvre Lansdale avec ce titre, qui est également le premier tome traduit en français des aventures de Hap et Leonard, personnages récurrents de l’auteur.

Tout de suite, je me suis trouvée plongée dans l’ambiance texane, et j’ai retrouvé ce ton d’écriture si caractéristique de certains polars américains que j’ai déjà eu l’occasion de lire, dans la veine de Jim Thompson ou de Ned Crabb. J’ai beaucoup de mal à trouver les mots pour décrire ce style, à la foi assez familier, plutôt masculin, emprunt d’humour et donnant parfois l’impression d’un certain détachement du narrateur (ici, il s’agit de Hap).


L’intrigue policière en elle-même touche un sujet très sombre, l’ambiance du quartier ou vivent nos héros est relativement désespérée, pourtant le livre ne transpire pas la noirceur, grâce à l’humour omniprésent lié à la personnalité et aux relations très « bromance » de Hap et Leonard… De fait, je me verrai bien partager une bière bien fraiche avec eux sous une véranda par un beau soir d’été !


En revanche, certains rebondissements de l’enquête sont assez prévisibles, je ne peux pas dire avoir été particulièrement surprise par les révélations finales. Cependant cela ne m’a pas trop gênée, car mon plaisir de lecture a beaucoup plus tenu au duo Hap/Leonard qu’aux méandres de l’intrigue.


J’ai Vierge de cuir, un autre Lansdale (n’intégrant pas le duo récurrent celui-là) qui m’attend dans ma Pile à Lire,  on verra dans quelques temps si l’essai est transformé et s’il me donne envie de me plonger un peu plus dans la bibliographie de cet auteur !

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