Oscar Wilde et le cadavre souriant, de Gyles Brandreth

Publié le par Fanny

Quelque chose de pourri au royaume de La Grange.

 

oscar-wilde-cadavre-souriant.jpgPrésentation éditeur : En 1883, Sarah Bernhardt et Edmond La Grange dominent le théâtre mondial. Déterminé à faire fructifier sa renommée naissante après sa triomphale tournée américaine, le jeune Oscar Wilde se rapproche de ces deux monstres sacrés. Installé à Paris, il travaille avec La Grange à une nouvelle traduction d'Hamlet qui promet de faire des étincelles. Mais pour l'heure, elle fait surtout des victimes... La compagnie La Grange est frappée par une série de disparitions mystérieuses, et Oscar Wilde est bien décidé à en trouver le responsable. Entre jalousies artistiques, vices cachés et secrets de famille, le poète dandy découvre l'envers peu reluisant du décor flamboyant du Paris fin-de-siècle.

 

Lors d’une visite à Madame Tussauds, Oscar Wilde offre à Arthur Conan Doyle le récit, rédigé par Robert Sherard (arrière petit-fils du poète William Wordsworth) de sa première enquête, dans le milieu du théâtre, entre les Etats-Unis et le Paris des artistes…

 

Oscar Wilde et le cadavre souriant est la troisième enquête de l’écrivain imaginée par Gyles Brandreth. Ayant lu les deux premiers tomes (que je conseille) j’ai rertouvé les ingrédients habituels de la série : un mélange de personnalités ayant réellement existé et d’inventions, des mystères résolus de main de maître par le fantasque Oscar Wilde, la narration du fidèle Sherard, au caractère naïf et romantique, qui n’est pas sans me rappeler Hastings, le narrateur d’un certain nombre d’enquêtes d’Hercule Poirot (d’Agatha Christie bien sûr), le tout dans cette fin XIXè qui me passionne toujours autant.

 

Ce récit, s’il commence chronologiquement à la suite des deux premiers livres, en 1890-91 retourne très rapidement dans le passé, dans les années 1882-83, à l’époque de la rencontre entre Wilde et Sherard, qui se prirent immédiatement d’amitié l’un pour l’autre.

 

Après une introduction américaine que j’ai jugé un peu longue, mais qui sert principalement à présenter les personnages (et le premier mystère), on est plongé dans Paris, lorsqu’une troupe de théâtre, menée par le célèbre Edmond La Grange (je n'ai pas l'impression qu'il ait réellement existé), entouré entre autres de sa mère, de ses enfants, de sa maitresse ainsi que d’autres acteurs ou employés, monte une nouvelle version du Hamlet de Shakespeare. Et comme dans tout roman à énigme qui se respecte, l’on va vite se rendre compte que chaque personnage cache son lot de secrets, que des événements bizarres et dramatiques se produisent, sans que cela n’ait l’air de particulièrement toucher les acteurs…

 

Même si bien sûr le côté enquêteur d’Oscar Wilde est romancé, l’auteur s’attache néanmoins à respecter au maximum les déplacements de l’écrivain : ainsi, il était bien aux Etats-Unis et en France au moment où se déroulent les faits racontés dans le livre, il a bien connu Conan Doyle ou Sarah Bernhardt…

On sent également que Brandreth connait très bien l’époque et c’est toujours un plaisir que de lire des descriptions de lieux ayant réellement existé, des éléments de la vie quotidienne (les menus, les soirées, etc.), et bien sûr, dans ce tome, du milieu du théâtre.

 

Bref une série de romans qui reste pour moi une valeur sûre, d’ailleurs le quatrième vient de sortir !

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