Série Télé : Battlestar Galactica

Publié le par Fanny

 

So say we all.

 

battlestar-galactica.jpgPrésentation Wikipédia : Les cylons, robots humanoïdes créés par les humains et dont ils sont devenus les ennemis jurés, ont complètement disparu de l'univers connu depuis la signature d'une trêve une quarantaine d'années plus tôt. Durant ce répit, les humains ont reconstruit leurs mondes (les Douze colonies), créant de nouveaux vaisseaux et vivant désormais dans une certaine insouciance du passé. Le vieux battlestar Galactica, qui a rendu de fiers services lors de la première guerre contre les cylons, est sur le point d'être démilitarisé et transformé en musée.

C'est le moment que choisissent les cylons pour réapparaître, dotés de nouvelles technologies qui leur permettent de ravager à nouveau les douze colonies humaines. Protégé des virus informatiques ennemis par son obsolescence, seul l'antique Galactica parvient à résister à l'attaque et devient ainsi l'unique escorte militaire d'une flotte spatiale hétéroclite regroupant les derniers survivants de l'humanité. Afin de se donner un nouvel espoir, la flotte de réfugiés part alors en quête d'une mythique treizième colonie qui porterait le nom de « Terre» tandis que les cylons se lancent à leur poursuite, déterminés à les exterminer.


Je suis partie d’un très mauvais à priori sur ce huis-clos SF à tendance mystique, inspiré de Galactica, série datant des années 70. En effet, lorsque j’étais tombée par hasard sur des bouts d’épisode, j’avais trouvé ça assez longuet, plutôt bavard, voire parfois un peu gnan-gnan.


Pourtant, suite, entre autres, à un engagement mutuel avec un ami, je me suis lancée dans le premier film introduisant la série. Le résultat ne s’est pas fait attendre : en un mois, j’ai visionné les 4 saisons, l’intégralité des webisodes et les 3 films. J’ai donc bien été obligée d’admettre, pour la deuxième fois (je reviendrai sûrement un de ces jours sur la première), que j’avais jugé trop vite la série, qui s’est avérée être formidable.


Dès les tous premiers épisodes, on est d’emblée plongé en plein stress à cause du harcèlement des Cylons. Aux sensations d’étouffement, de claustrophobie s’ajoutent donc la pression continue que subissent les militaires du Galactica, sur les épaules desquels pèse la survie de l’humanité toute entière, et le maigre espoir d’un jour pouvoir trouver la Terre.


Population à maintenir en vie coûte que coûte, gestion des ressources en fuel, en alimentaire et en eau potable, combats spatiaux contre les vaisseaux cylons, route de la Terre à retrouver, gestion des conflits politiques, … autant dire que les problèmes ne manquent pas, et que sombrer dans le désespoir pourrait s’avérer facile… Mais en plus, à tout cela, il faut ajouter les « skinjobs », à savoir des Cylons à apparence humaine, infiltrés parmi les survivants… S’en suit alors, tout au long des 4 saisons de la série, une interrogation permanente pour l’équipage et le téléspectateur : qui est humain, qui est cylon ?

 

La série tourne autour d’une vingtaine de personnages principaux, à la tête desquels on trouve William Adama, commandant du Galactica, et Laura Roslin, devenue Présidente des colonies après l’invasion cylon.

Tous ont leur caractère, leurs fêlures, leurs secrets, leurs affinités, tous connaissent une réelle évolution à mesure que les épisodes se passent, ce qui constitue l’une des forces de la série.


Pour ma part, j’ai 5 ou 6 personnages chouchous, en tête desquels on trouve Kara « Starbuck » Thrace, pilote intrépide et en rébellion constante contre l’autorité, au caractère bien trempé, et Galen « chief » Tyrol, le charismatique chef de l’équipe technique du Galactica. J’ai également un faible pour Gaïus Baltar, prétentieux, vil et lâche, celui par qui tout arrive, que beaucoup adorent détester, mais que je trouve en fait profondément humain…

 

La série ne se contente pas d’être un simple space-opera, avec combats spatiaux à longueur de temps. Ceci d’une part car la tension psychologique ne se relâche jamais (elle atteindra pour moi son paroxysme lors des dernières minutes du dernier épisode de la saison 3, j’en oubliais presque de respirer), d’autre part car le style des épisodes varie. Nombre d’entre eux se focusent en effet sur un aspect bien précis, des combats contre les vaisseaux cylons aux histoires d’amour des personnages, en passant par les campagnes politiques, les épisodes à tendance religieuse (de base, les humains sont polythéistes et les cylons croient au Dieu unique) ou consacrés à la gestion des conflits militaires/civils…

 

Un petit mot sur la toute fin : beaucoup la jugent trop mystique, voire carrément mièvre, pour moi elle est en fait parfaitement logique, et s’intègre parfaitement à la série dans son ensemble

 

Enfin, je suis admirative du travail du compositeur de la BO, Bear McCreary, qui a su mélanger habilement les influences et les langues (le générique est en sanskrit, certaines chansons en gaélique, en latin, etc.) pour composer des musiques que je juge superbes, mais qui en plus ont pleinement leur place dans l’histoire…

 


 

 

 

Commenter cet article

Patate des Ténèèèbres 16/04/2012 13:28


incroyable série, haletante jusqu'à la fin et ayant donné un bon coups de fouet au genre; preuve en est la sortie de Stargate universe, inspiré de BSG et oubliant les horribles travers d'Atlantis
pour devenir un survival dans l'espace, avec des effets spéciaux similaires à BSG. Même la série Caprica peut être intéressante, quoi que sans rapport immédiat... Et une nouvelle série va
démarrer; Blood & Chrome, nous montrant la fin de la première guerre contre les cylons!


le jeu de plateau est plutôt sympathique lui aussi!

Nalesk 24/11/2011 12:53

Bah normalement on le regarde en couple, mais Audrey a moins envie ces derniers temps - je pense reprendre à partir de S3e01 en fait du coup :/

Nalesk 23/11/2011 01:34

Théorie personnelle àlakon, liée à un "demotivator" appliquant les alignement donjonnesques aux persos de newBSG - d'ailleurs, faudra que je finisse de regarder tout ça, j'en suis qu'à une petite
moitié de la S3.

Partant du fait que la plupart des personnages ont un nom d'inspiration mythologique (Hera, Athena, Agathon / Helo (~Helios)... Thrace !), Gaïus possède, de par son nom, un rôle plus que central :
c'est forcément par lui qu'ils peuvent arriver à la Terre. Gaïus, Gaïa...

Et puis bon, s'il avait résisté aux avances de Caprica 6, la flotte coloniale ne serait jamais partie à la recherche de la Terre non plus, heing, d'façon.

Bref.

Juste pour dire que oui, BSG ça déchire grave.

So say we all.

Fanny 23/11/2011 09:16



Je n'avais pas vu ça comme ça, tellement pour moi il est l'incarnation de l'humanité dans toute sa "splendeur"... (pourtant j'en ai parfois des théories fumeuses...)


Oui ça déchire, mais faut que t'avances, tu n'as même pas encore eu l'apogée de la fin de la saison 3 du coup !


Fallait me voir, captivée devant l'écran, à ne plus bouger, un peu crispée, en train de me dire, nooon quand même pas... On aurait tenté de me parler ou de me déranger à ce moment-là, je l'aurais
assez mal pris je pense ^^