Vertige, de Franck Thilliez

Publié le par Fanny

Au fond du gouffre...

 

vertoge.jpgPrésentation éditeur : Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au cœur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ? Pour son 10e roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, où il joue à décortiquer l'âme humaine confrontée aux situations de l'extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu'à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore...

 

Ancien alpiniste chevronné, Jonathan Touvier a tout raccroché par amour pour sa femme Françoise et sa fille Claire.

Pourtant, ses anciens réflexes de survie en situation extrême vont largement être mis à contribution dans la situation d’horreur dans laquelle il se retrouve, à une semaine de l’opération qui pourrait guérir sa femme du cancer : enchainé au poignet au fond d’un gouffre glacial, en compagnie de deux hommes qu’il ne connait absolument pas, Farid (enchainé à la cheville) et Michel (au casque intégral menaçant d’exploser s’il s’éloigne de ses compagnons d’infortune). Seule figure de réconfort pour lui : Pok, son chien, est enfermé avec eux.


Dans ce huis-clos infernal, sans nourriture, confort, ni même espoir, avec un matériel de survie limité au strict minimum, les trois hommes vont voir les passions s’exacerber, les tensions atteindre rapidement leur paroxysme, et, peut-être, les secrets se révéler…

 

Glaçant. Tel est le premier mot qui vient naturellement à l’esprit pour évoquer ce dernier roman de Franck Thilliez. Glaçant, au propre comme au figuré : difficile en effet de ne pas avoir envie de monter le chauffage, de se glisser sous la couette, quand on lit les souffrances de ces trois hommes. J’ai presque été surprise, lorsque je sortais de ma lecture, de me trouver dans la chaleur agréable de mon appart et non pas dans l’environnement hostile, sombre et froid du gouffre…


Mais rapidement, plus que le contexte, c’est les réactions des hommes qui nous tiennent en haleine, la paranoïa qui monte en puissance à mesure que les heures s’égrènent, les comportements qui se défont de tout tabou face à la nécessité de survie. Et tout comme eux, l’on se demande : « Pourquoi ? »

 

Un roman à rapprocher, dans la bibliographie de Franck Thilliez, de La Forêt des ombres, huis-clos qui donnait déjà froid au lecteur... Mais qui restera encore à ce jour, avec Deuils de miel, mon livre préféré de l’auteur. Je n’ai en effet pas accroché plus que ça à la fin de Vertige, qui manquait peut-être un poil d’originalité à mon goût. En dehors de ce petit bémol, Vertige est un très bon thriller, à ne pas mettre entre les mains des lecteurs claustrophobes !

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Wal 14/11/2011 19:04


Haaaan ! la vilaine, elle fait rien qu'à m'énerver:

-Elle me met le doute quand à mes choix de lecture

-Et en plus elle me donne envie de lire des trucs que j'ai pas !!!!! Bouuuuuuh !

Vivement les QDP que je me procure les Thilliez qui me manquent....

à part ça, quoi de neuf ? tu es "tagguée" (orth ?) chez moi, si ça te dis,
sinon: Tant pis !
à plus ;)


Fanny 14/11/2011 21:04



Je veux bien plaider coupable d'être une vile tentatrice :D